Résumé – Don et greffe d’organes au Canada : Statistiques, tendances et comparaisons internationales

(Available in English: Executive Summary – Organ Donation and Transplantation in Canada: Statistics, Trends and International Comparisons)

Les efforts pour améliorer les dons et les greffes d’organes au Canada se sont multipliés au cours des 20 dernières années. Cependant, malgré une augmentation considérable des greffes d’organes effectuées au pays entre 2009 et 2018, le nombre d’organes disponibles ne suffit pas à la demande et des milliers de personnes qui ont besoin d’une greffe se retrouvent sur des listes d’attente. Qui plus est, de nombreux Canadiens en attente d’une greffe meurent avant que l’organe dont ils ont besoin soit disponible.

Les donneurs d’organes décédés peuvent fournir jusqu’à huit organes, mais le nombre moyen d’organes utilisés par donneur pour des greffes au Canada est de trois ou quatre. Les donneurs vivants peuvent fournir un seul organe (généralement un rein ou une partie du foie). En 2018, on a recensé 762 donneurs décédés et 555 donneurs vivants au Canada. Le taux de donneurs décédés a augmenté de 42 % entre 2009 et 2018. Quant au taux de donneurs vivants, il a augmenté entre 2003 et 2011, mais il a diminué de 2 % entre 2009 et 2018.

Au Canada, c’est en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec que l’on connaît les taux de donneurs décédés les plus élevés; le Manitoba affiche le taux de donneurs vivants le plus élevé. Des comparaisons internationales révèlent que le Canada se classe parmi les 20 meilleurs pays tant pour le taux de donneurs vivants que pour le taux de donneurs décédés. Toutefois, les taux du Canada sont grandement en deçà des taux des pays en tête du classement, notamment de ceux enregistrés aux États-Unis.

Le bassin de donneurs décédés potentiels est limité par différents facteurs, notamment la cause du décès, le lieu du décès, l’âge de la personne et son état de santé antérieur. Des efforts ont été déployés au cours des dernières années afin d’accroître le bassin de donneurs potentiels en incluant, par exemple, les patients en état de mort cardiaque ou de mort cérébrale. De plus, parmi les personnes qui choisissent de mettre fin aux traitements qui les maintiennent en vie ou qui optent pour l’aide médicale à mourir, certaines souhaitent donner leurs organes, et le Canada a adopté des lignes directrices pour ces situations en 2019.

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Auteure : Sonya NorrisBibliothèque du Parlement