Le prix de l’essence est très volatil et varie selon la région. Si les consommateurs voient le prix à la pompe, les éléments qui influencent ce prix sont, quant à eux, moins évidents. Le cours du pétrole brut constitue le facteur déterminant pour le prix de l’essence (voir la figure 1), mais d’autres facteurs influencent également le prix final à la pompe.
Figure 1 – Indices de référence du pétrole brut et prix de détail moyen de l’essence au Canada, données mensuelles, de janvier 2006 à juin 2026 (en dollars constants de 2026)
Note : Le Western Canadian Select (WCS) est un indice de référence pour le pétrole brut lourd produit dans l’Ouest canadien, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) est la principale référence nord-américaine pour le pétrole brut léger. Les valeurs sont exprimées en dollars constants de 2026, selon la moyenne de l’indice des prix à la consommation pour 2026 (de janvier à juin).
Sources : Figure préparée par la Bibliothèque du Parlement à partir des données tirées de Statistique Canada, « Tableau 18‑10‑0001‑01 : Prix de détail moyens mensuels, essence et mazout, par géographie », base de données consultée le 23 juillet 2026; Statistique Canada, « Tableau 18‑10‑0004‑01 : Indice des prix à la consommation mensuel, non désaisonnalisé », base de données consultée le 23 juillet 2026; U.S. Energy Information Administration, « Cushing, OK WTI Spot Price FOB », base de données consultée le 23 juillet 2026 [en anglais]; et Gouvernement de l’Alberta, « WCS Oil Price », base de données consultée le 23 juillet 2026 [en anglais].
Le prix de détail de l’essence, qui reflète les coûts engagés tout au long de la chaîne d’approvisionnement, est constitué de quatre éléments : le prix du pétrole brut, la marge de raffinage, la marge de détail et les taxes (voir la figure 2). La Note de la Colline examine leur incidence sur le prix de l’essence (sans plomb) à travers le Canada et au fil du temps.
Figure 2 – La chaîne d’approvisionnement de l’essence et les éléments qui en constituent le prix
Description longue
Le processus de production de l’essence commence avec le pétrole brut qui est produit au Canada ou importé. Le pétrole brut est transporté par pipeline, par bateau ou par train vers les raffineries. L’essence produite dans les raffineries est ensuite stockée et mélangée avec d’autres produits comme de l’éthanol, avant d’être vendue aux détaillants à des prix de gros à partir des terminaux de stockage en vrac. L’essence est ensuite transportée par camion vers les stations-service.
Le prix de détail (hors taxes) est fondé sur le prix du pétrole brut, la marge de raffinage (prix de l’essence en gros moins le prix du pétrole brut) et la marge de détail (prix de détail hors taxes moins le prix de gros). Les taxes sont ajoutées par la suite en deux étapes : tout d’abord, les taxes fixes municipales, provinciales ou territoriales et fédérales de l’essence, calculées en cents par litre, sont ajoutées au prix de détail hors taxes. Ensuite, les taxes de vente, comme la taxe fédérale sur les produits et services, la taxe de vente harmonisée ou la taxe de vente du Québec, sont appliquées en dernier, sous forme de pourcentage des ventes. Les prix affichés à la pompe comprennent toutes les taxes.
Quelques chiffres :
- Le quart du pétrole brut raffiné au Canada est importé et le reste est produit au pays.
- 94 % du pétrole brut produit au Canada vient de l’Ouest canadien et le reste est extrait au large de Terre-Neuve-et-Labrador.
- En 2025, 90 % des exportations canadiennes de pétrole brut étaient destinés aux États-Unis.
- En 2025, le volume d’essence importé au Canada représentait seulement 4,4 % de l’essence produite au pays.
- Environ 75 terminaux vraquiers de carburant répartis partout au Canada alimentent les grands marchés de l’essence.
- Le Canada comptait environ 11 500 stations-service au début de 2026.
Sources : Figure préparée par la Bibliothèque du Parlement, à partir de données tirées de la Régie de l’énergie du Canada, D’où vient l’essence consommée au Canada?, 2019; Statistiques Canada, « Tableau 25-10-0063-01 : Approvisionnement et utilisation du pétrole brut et équivalent », base de données, consultée le 8 juin 2026; Statistique Canada, « Tableau 12-10-0172-01 : Commerce international de marchandises du Canada par principal partenaire commercial, et par section et groupe de produits sur une base douanière, annuel (x 1 000) », base de données, consultée le 8 juin 2026; Gouvernement du Canada, « Recherche en ligne des données de l’Inventaire national des rejets de polluants », base de données, consultée le 23 juillet 2026; et Association canadienne des carburants, Vente du carburant au détail.
Coût du pétrole brut
Le pétrole brut est le principal intrant dans la production de l’essence et le principal facteur déterminant du prix de l’essence. Il comptait pour 42,3 % du prix de détail moyen de l’essence au premier semestre de 2026. Comme le pétrole brut est négocié sur un marché mondial, le prix fluctue selon les conditions internationales en matière d’offre et de demande. Bien que ce marché ait été réglementé par le passé au moyen d’interventions gouvernementales, le Canada adopte désormais une approche axée sur les forces du marché. Par conséquent, les événements économiques et géopolitiques internationaux, ainsi que les catastrophes naturelles, peuvent avoir une incidence importante sur le cours du pétrole brut.
Bien que le Canada soit un exportateur net de pétrole brut, certaines régions du pays dépendent encore des importations en raison de contraintes liées aux oléoducs et de la concentration de la production dans l’Ouest canadien. L’approvisionnement en pétrole brut par transport maritime ou ferroviaire est souvent plus rentable pour les provinces de l’Atlantique, de même que pour certaines raffineries au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique.
La majorité des importations de pétrole brut du Canada en 2025, soit 74 %, provenait des États-Unis, où la production est principalement constituée de pétrole brut léger. L’Ouest canadien, en revanche, produit principalement du pétrole brut lourd, qui se négocie à un cours inférieur en raison de coûts de raffinage plus élevés (figure 1). Il en résulte des variations régionales des coûts du pétrole brut et les provinces de l’Atlantique doivent généralement faire face à des coûts plus élevés en raison de leur dépendance aux importations de pétrole brut léger (voir figure 3).
Marge de raffinage
La marge de raffinage correspond à la différence entre le prix de gros de l’essence et le prix du pétrole brut. Elle reflète les coûts de production et les profits des raffineries. La marge de raffinage varie selon les saisons. Elle est généralement plus grande au printemps, lorsque les raffineries effectuent leur entretien et réduisent leur production en vue de la transition à la production d’essence d’été. Cette diminution de l’offre peut entraîner un resserrement du marché et une hausse du prix de gros. La marge demeure souvent élevée durant tout l’été en raison d’une demande accrue, avant de se modérer à l’automne et en hiver. L’essence d’été coûte généralement plus cher à produire puisqu’elle doit satisfaire à des normes environnementales plus strictes, notamment en ce qui concerne la pression de vapeur.
La réglementation peut également influer sur les coûts de raffinage. Le Règlement sur les combustibles propres du Canada oblige les producteurs et les importateurs à réduire l’intensité en carbone des combustibles, ce qui peut nécessiter des investissements dans les installations de raffinage. Le Québec est la seule province à imposer une tarification du carbone intégrée aux prix à la consommation, et les coûts de conformité associés à son système de plafonnement et d’échange se reflètent dans la marge de raffinage.
La marge de raffinage varie également entre les régions selon la concurrence sur le marché, la géographie, les coûts de transport et la capacité de raffinage. Les régions éloignées doivent assumer des coûts de distribution plus élevés, ce qui explique la marge plus importante à Whitehorse (voir figure 3). Par ailleurs, en Colombie-Britannique, la capacité de raffinage [en anglais] est relativement limitée par rapport à la population, et la province dépend davantage des importations d’essence. Cette dépendance peut faire augmenter le prix de gros dans les centres de distribution locaux ce qui contribue à une marge de raffinage parmi les plus élevées au Canada.
Figure 3 – Les facteurs qui influent sur le prix de détail de l’essence
Texte de remplacement
Graphique interactif montrant les composantes du prix de l’essence au Canada, dans les provinces et dans certaines villes au fil du temps. Les utilisateurs peuvent choisir d’afficher un marché (Canada, provinces, territoires, villes), une période donnée entre 2018 et 2026 et une ou plusieurs composantes du prix de détail de l’essence. Il est donc possible d’afficher l’évolution du prix de l’essence sur une période donnée ainsi que la part de chaque composante dans ce prix.
Note : Les valeurs pour le Canada sont des moyennes pondérées fondées sur les volumes de ventes au détail annuelles recueillis par Kalibrate Canada Inc. pour les dix villes suivantes : Vancouver, Calgary, Regina, Winnipeg, Toronto, Montréal, Saint John, Halifax, Charlottetown et St. John’s. Les moyennes pondérées selon les volumes donnent plus de poids aux marchés qui vendent le plus de carburant. Les valeurs pour les provinces sont des moyennes pondérées simples de toutes les villes de chaque province.
Source : Figure préparée par Emmanuel Preville, Bibliothèque du Parlement, à partir des données sur les prix du pétrole tirées de Kalibrate, « Margin », base de données consultée le 11 juin 2026 [en anglais].
Marge de détail
La marge de détail est la différence entre le prix de vente au détail (excluant les taxes) et le prix de gros payé par le détaillant. Elle reflète les coûts d’exploitation du détaillant et ses bénéfices. La marge de détail, qui représentait en moyenne 7,5 % du prix de vente au détail de l’essence au premier semestre de 2026, constitue la plus petite part du prix final à la pompe. Les coûts de transport et de distribution entraînent une marge plus élevée dans les régions éloignées, notamment dans les territoires et à Terre-Neuve-et-Labrador, où la concurrence est souvent limitée.
Pour accroitre leurs profits de nombreux détaillants complètent les revenus tirés des ventes de carburants [en anglais] avec les revenus générés par l’exploitation d’un dépanneur et la vente d’autres services afin de réduire leur dépendance aux ventes d’essence. La marge de détail peut parfois être négative si l’essence est vendue à perte en raison de la concurrence sur le marché local, comme dans le cas de Chicoutimi et de Sault Ste. Marie durant le premier semestre de 2026 (voir figure 3).
Taxes
Les taxes sur l’essence constituent le facteur le moins volatile qui influe sur le prix à la pompe, et elles expliquent une grande partie des différences de prix entre les régions. Le prix affiché à la pompe inclut les taxes régionales sur les carburants, la taxe d’accise fédérale et les taxes de vente. Les taxes régionales sur les carburants sont des montants fixes par litre qui changent rarement et qui sont établis par les gouvernements provinciaux et territoriaux. Elles varient de 6,2 ¢/L au Yukon à 19,2 ¢/L au Québec. Certaines municipalités prélèvent également des taxes supplémentaires sur les carburants afin de financer les réseaux de transports en commun, notamment Montréal (3 ¢/L), Vancouver (18,5 ¢/L) et Victoria (5,5 ¢/L). Les variations régionales découlent principalement de ces écarts au niveau des taxes fixes sur les carburants (voir le tableau 1). À l’inverse, la taxe d’accise fédérale est fixée à 10 ¢/L dans tout le pays. Elle est toutefois temporairement suspendue du 20 avril au 7 septembre 2026.
Tableau 1 – Taxes applicables sur l’essence, par provinces, territoires et certaines municipalités, au 1er août 2026
| Provinces, territoires, municipalités | Taxes provinciales/ territoriales/ municipales (¢/L) | Taxes de vente (%) |
| Colombie-Britannique | 14,5 | 5 |
| Vancouver | 27 | 5 |
| Victoria | 20 | 5 |
| Alberta | 13 | 5 |
| Saskatchewan | 15 | 5 |
| Manitoba | 12,5 | 5 |
| Ontario | 9 | 13 |
| Québec | 19,2 | 14,975 |
| Montréal | 22,2 | 14,975 |
| Nouveau-Brunswick | 10,87 | 15 |
| Nouvelle-Écosse | 15,5 | 14 |
| Île-du-Prince-Édouard | 8,47 | 15 |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 7,5 | 15 |
| Yukon | 6,2 | 5 |
| Territoires du Nord-Ouest | 10,7 | 5 |
| Nunavut | 6,4 | 5 |
Notes : Vancouver, Victoria et Montréal sont les seules villes à prélever une taxe municipale sur les carburants. À Vancouver, la taxe municipale (18,50 ¢/L) est compensée par des contributions plus basses au fonds du revenu consolidé de la province par rapport au reste de la province, y compris Victoria, où la taxe municipale s’élève à 5,50 ¢/L. Au Québec, des taux réduits de taxe provinciale sur les carburants s’appliquent dans certaines régions, comme celles situées le long de la frontière avec l’Ontario et le Nouveau-Brunswick.
Le taux de la taxe sur les carburants dans les Territoires du Nord-Ouest dépend du lieu d’achat ou de stockage de l’essence. Le taux de la zone A (10,7 ¢/L) s’applique à l’essence achetée ou stockée sur le réseau routier des Territoires du Nord-Ouest, tandis que le taux de la zone B (6,4 ¢/L) s’applique à l’essence livrée à au moins 5 km du réseau routier. Lorsque la zone applicable n’est pas clairement identifiée, le taux de la zone A est appliqué par défaut, et les consommateurs peuvent demander un remboursement si le taux de la zone B s’applique.
La taxe fédérale sur les produits et services (TPS) de 5 % s’applique dans toutes les provinces et tous les territoires. En Ontario et dans les provinces atlantiques, l’essence est assujettie à la taxe de vente harmonisée (TVH), qui combine la TPS fédérale de 5 % et une composante provinciale. La composante provinciale de la TVH est de 8 % en Ontario, de 10 % au Nouveau-Brunswick, à l’Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve-et-Labrador, et de 9 % en Nouvelle-Écosse. Le Québec applique également la taxe de vente du Québec de 9,975 % en plus de la TPS fédérale.
Sources : Tableau préparé par la Bibliothèque du Parlement à partir des données tirées de Colombie-Britannique, Motor fuel tax and carbon tax rates on fuels and substances [en anglais]; Alberta, « Fuel tax rates », Tax, levy, and prescribed interest rates [en anglais]; Saskatchewan, Fuel Tax Licences [en anglais]; Manitoba, La taxe sur les carburants; Ontario, Taxe sur l’essence; Québec, Taux de la taxe sur les carburants; Nouveau-Brunswick, Taxe sur l’essence et les carburants – Document de base concernant la taxe sur l’essence et les carburants; Nouvelle-Écosse, Programme de la taxe sur les carburants : aperçu; Île-du-Prince-Édouard, Gasoline Tax Rates, 30 mars 2026 [en anglais]; Terre-Neuve-et-Labrador, Gasoline Tax [en anglais]; Yukon, Taux de la taxe sur le combustible en vigueur au Yukon; Territoires du Nord-Ouest, Taux d’imposition sur le carburant; et Nunavut, Barème d’imposition et de taxation du Nunavut, 18 septembre 2025.
Les taxes de vente sont appliquées en dernier sur le prix du détaillant auquel ont été ajoutées les taxes fixes sur les carburants. Dans les territoires, l’essence n’est pas assujettie à la taxe de vente régionale, donc seule la taxe fédérale sur les produits et services (TPS) de 5 % est appliquée. Dans la plupart des provinces, l’essence est exonérée de la taxe de vente provinciale, ce qui fait de la TPS la seule taxe de vente applicable. Les provinces qui utilisent la taxe de vente harmonisée (TVH) imposent un taux fédéral-provincial combiné plus élevé. Le Québec applique aussi une taxe de vente provinciale, la taxe de vente du Québec (TVQ), en plus de la TPS, ce qui se traduit par une taxe de vente régionale plus élevée. Les taxes sur les ventes étant calculées en pourcentage des ventes, le montant de taxes payé augmente avec le prix de l’essence (voir figure 4).
Figure 4 – Taxes payées sur l’essence par région, selon un prix de détail donné de l’essence (cents par litre)
Texte de remplacement
Graphique interactif présentant une estimation de la part des taxes dans le prix de détail du carburant. Lorsque les utilisateurs entrent un prix de détail donné du carburant, la part de ce prix constituée par la taxe régionale sur les carburants et par la taxe de vente s’affiche pour chaque province et territoire du Canada ainsi que pour les trois villes suivantes : Vancouver, Victoria et Montréal. Pour un prix au détail donné, il est donc possible de voir exactement le montant perçu pour chacune de ces taxes et le montant total de taxes prélevé pour chaque litre de carburant vendu, en cents par litre.
Note : La taxe d’accise fédérale sur l’essence a été suspendue temporairement (0 ¢/L) du 20 avril au 7 septembre 2026. Cette taxe devrait revenir à 10 ¢/L le 8 septembre 2026.
Sources : Figure préparée par Idir-Amine Metahri et Emmanuel Preville, Bibliothèque du Parlement, à partir des données tirées de Gouvernement du Canada, Facturer ou percevoir la TPS/TVH; Colombie-Britannique, Motor fuel tax and carbon tax rates on fuels and substances [en anglais]; Alberta, « Fuel tax rates », Tax, levy, and prescribed interest rates [en anglais]; Saskatchewan, Fuel Tax Licences [en anglais]; Manitoba, La taxe sur les carburants; Ontario, Taxe sur l’essence; Québec, Taux de la taxe sur les carburants; Nouveau-Brunswick, Taxe sur l’essence et les carburants – Document de base concernant la taxe sur l’essence et les carburants; Nouvelle-Écosse, Programme de la taxe sur les carburants : aperçu; Île-du-Prince-Édouard, Gasoline Tax Rates, 30 mars 2026 [en anglais]; Terre-Neuve-et-Labrador, Gasoline Tax [en anglais]; Yukon, Taux de la taxe sur le combustible en vigueur au Yukon; Territoires du Nord-Ouest, Taxe sur le carburant; et Nunavut, Barème d’imposition et de taxation du Nunavut, 18 septembre 2025.
En 2024-2025, la taxe d’accise fédérale sur l’essence a généré des revenus s’élevant à 4,4 milliards de dollars (0,9 % des revenus fédéraux). Selon les données sur les ventes de carburants destinés aux véhicules automobiles, les revenus de la TPS provenant des ventes d’essence ont été estimés à 3,2 milliards de dollars en 2024, ce qui représentait 6,1 % du total des revenus de la TPS et 0,6 % des revenus fédéraux. En règle générale, la taxe d’accise rapporte plus que la TPS. Les revenus de la TPS par litre d’essence n’égalisent ceux de la taxe d’accise fédérale de 10 ¢/L que lorsque le prix à la pompe atteint 210 ¢/L. À des prix supérieurs, les revenus de la TPS dépasseraient ceux de la taxe d’accise.
Variations du prix de détail de l’essence à travers le Canada
Dans leur ensemble, les marchés de l’essence sont fortement influencés par les dynamiques locales, ce qui se traduit par des différences régionales marquées dans le prix de détail (voir la figure 5). Compte tenu des différences structurelles qui influent sur les quatre facteurs qui déterminent le prix, certaines régions doivent systématiquement faire face à des prix plus élevés que d’autres.
Figure 5 – Prix de détail moyen de l’essence par province et emplacements des raffineries, 2025 (cents par litre)
Note : Les données pour les territoires ne sont pas disponibles.
Sources : Carte produite par Philippe Renaud, Bibliothèque du Parlement, en 2026, à partir de données tirées de Kalibrate, Petroleum Price data, « Margin », base de données, consultée le 11 juin 2026 [en anglais]; Ressources naturelles Canada (RNCan), Raffineries – Coopération nord-américaine en matière d’information sur l’énergie, 21 novembre 2017; RNCan, Limites administratives au Canada – Série CanVec – Entités administratives, 1:5M, 1er mars 2019; RNCan, Lacs, rivières et glaciers au Canada – Série CanVec – Entités hydrographiques, 1:5M, 1er mars 2019; et RNCan, Régions boisées, sols saturés et formes du paysage au Canada – Série CanVec – Entités terre, 1:5M, 1er mars 2019. Logiciel utilisé : Esri, ArcGIS Pro, version 3.6.0. Contient de l’information visée par la Licence du gouvernement ouvert – Canada.
En 2025, les prix de détail moyens pour l’essence à Terre-Neuve-et-Labrador (157,86 ¢/L) et en Colombie-Britannique (154,39 ¢/L) étaient les plus élevés, et ceux en Alberta (131,83 ¢/L) et au Manitoba (133,07 ¢/L) étaient les plus bas, ce qui reflète des tendances régionales de longue date.
Par Megan Barkey, Bibliothèque du Parlement
Catégories :Agriculture, environnement, pêches et ressources naturelles, Industrie, entreprises et commerce


