Résumé – Don et greffe d’organes au Canada : statistiques, tendances et comparaisons internationales

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Les efforts pour améliorer les dons et les greffes d’organes au Canada se sont multipliés au cours des 20 dernières années. Cependant, malgré une augmentation considérable des greffes d’organes effectuées au pays entre 2014 et 2024, le nombre d’organes disponibles ne suffit pas à la demande et des milliers de personnes qui ont besoin d’une greffe se retrouvent sur des listes d’attente. Qui plus est, de nombreux Canadiens en attente d’une greffe meurent avant que l’organe dont ils ont besoin soit disponible.

Les donneurs d’organes décédés peuvent fournir jusqu’à huit organes, mais le nombre moyen d’organes utilisés par donneur pour des greffes au Canada est de trois ou quatre. Les donneurs vivants peuvent fournir un seul organe (généralement un rein ou une partie du foie). En 2024, on a recensé 894 donneurs décédés au Canada, et le taux de donneurs décédés a augmenté de 20 % entre 2015 et 2024. En 2024, on a recensé 590 donneurs vivants, et le taux de donneurs vivants a diminué de 9 % au cours de la même décennie. Depuis 2015, le taux de donneurs décédés a dépassé le taux de donneurs vivants.

Au Canada, c’est au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse que l’on enregistre les taux de donneurs décédés les plus élevés; l’Ontario affichant pour sa part le taux de donneurs vivants le plus élevé. Des comparaisons internationales révèlent que le Canada se classe parmi les 20 meilleurs pays tant pour le taux de donneurs vivants que pour le taux de donneurs décédés. Toutefois, les taux enregistrés au Canada sont nettement inférieurs aux taux observés dans les pays en tête du classement, notamment à ceux enregistrés aux États-Unis.

Le bassin de donneurs décédés potentiels est limité par différents facteurs, notamment la cause et le lieu du décès, l’âge de la personne et son état de santé antérieur. Des efforts ont été déployés au cours des dernières années afin d’accroître le bassin de donneurs potentiels en incluant, par exemple, non seulement les patients en état de mort cérébrale, mais aussi ceux en état de mort cardiaque. De plus, certaines personnes qui décident de mettre fin aux traitements qui les maintiennent en vie ou qui optent pour l’aide médicale à mourir peuvent choisir de donner leurs organes. Le Canada a d’ailleurs mis à jour ses lignes directrices à ce sujet en 2025.

Lisez le texte intégral de l’étude générale : Don et greffe d’organes au Canada : statistiques, tendances et comparaisons internationales

Par Antoine Dedewanou, Bibliothèque du Parlement
La présente publication s’inspire d’une publication antérieure de la Bibliothèque du Parlement rédigée par Sonya Norris.



Catégories :Résumé, Santé et sécurité

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