La croissance démographique et la hausse des revenus entraînent une augmentation de la demande en protéines animales. Cependant, les effets des régimes alimentaires riches en protéines animales sur l’environnement et la santé suscitent des inquiétudes, tout comme la capacité du monde à répondre à cette demande croissante. Pour ces raisons, on s’intéresse de plus en plus à d’autres sources de protéines, telles que les protéines végétales, les protéines dérivées d’insectes et les protéines cultivées en laboratoire. Chacune de ces sources présente des avantages et des inconvénients particuliers, en plus d’avoir des répercussions sur les politiques nationales.
Les protéines animales sont issues de l’élevage, de l’aquaculture, de la pêche, de la chasse et du piégeage. Leur production, en particulier dans le cas de l’élevage à grande échelle, a des effets négatifs sur l’environnement, par exemple en raison des émissions de gaz à effet de serre et d’une utilisation non durable de l’eau douce qui y sont associées. En outre, la forte consommation de protéines animales, en particulier de viande rouge et de viande transformée, est liée à un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires. Par contre, en utilisant les terres destinées aux pâturages pour stocker le carbone, l’élevage responsable peut concourir à la durabilité environnementale. De plus, la pêche, la chasse et le piégeage sont des activités importantes sur le plan culturel, en particulier pour de nombreux peuples autochtones.
Les protéines végétales englobent les légumineuses, les noix, les graines et les substituts de viande comme le tofu. Elles sont généralement plus durables sur le plan environnemental que les protéines animales, car leur production exerce une moindre pression sur les terres, exige moins d’eau et d’énergie, et génère moins d’émissions de gaz à effet de serre. S’il est vrai qu’une alimentation équilibrée à base de plantes peut contribuer à réduire le risque de maladies cardiovasculaires, il n’en demeure pas moins que certains régimes à base de plantes peuvent entraîner des carences nutritionnelles.
Les insectes comme les grillons et les coléoptères sont riches en protéines et constituent une source de nourriture plus écologique, nécessitant moins de ressources pour leur production que dans le cas de l’élevage d’animaux. Cela dit, des préoccupations subsistent quant à leur innocuité pour l’être humain, surtout en ce qui concerne les allergies, sans compter que les consommateurs sont peu enclins à acheter ces produits.
Les protéines cultivées sont produites en laboratoire à partir de cellules animales. Comparativement à l’élevage conventionnel, la production de ces protéines pourrait mener à une atténuation des effets sur l’environnement. Ces protéines pourraient également accroître la sécurité alimentaire, car leur production en laboratoire n’est pas soumise aux variations climatiques qui influencent souvent la production de protéines animales et végétales. Cependant, cette méthode de production s’avère relativement énergivore, et les consommateurs ne sont pas encore vendus à l’idée.
Pour répondre aux besoins en protéines d’une population croissante, les gouvernements, les entreprises privées et les autres acteurs du secteur alimentaire se tournent vers diverses sources. Le fait de modifier la proportion des sources de protéines dans l’alimentation des Canadiens, que ce soit en raison de préoccupations environnementales, de l’évolution de la demande, de préoccupations liées à la santé ou d’autres facteurs, aura probablement des répercussions sur les politiques en matière de santé publique, de changement climatique, d’emploi et de recherche et développement.
Lisez le texte intégral de l’étude générale : Diversification des options en matière de protéines : avancées scientifiques et répercussions sur les politiques
Par Kelsey Brennan, Bibliothèque du Parlement
Catégories :Agriculture, environnement, pêches et ressources naturelles, Résumé, Santé et sécurité, Science et technologie