L’égalité des genres signifie que toutes les personnes, peu importe leur identité de genre, ont les mêmes droits, responsabilités et possibilités. Au Canada, toutes les personnes sont égales devant la loi et toutes ont droit à la même protection et au même bénéfice de la loi. Toutefois, dans la pratique, des inégalités et de la discrimination fondées sur le genre persistent et sont plus répandues dans certains groupes.
Des avancées ont été réalisées dans plusieurs domaines liés à l’égalité des genres au cours des dernières décennies. Par exemple, les femmes représentent la majorité des récents diplômés de niveau postsecondaire et, en janvier 2025, elles représentaient plus de la moitié des sénateurs et près d’un tiers des députés.
Cependant, des inégalités subsistent dans un certain nombre de secteurs. En éducation, les femmes demeurent minoritaires parmi les titulaires d’un diplôme universitaire dans les domaines des sciences, de la technologie, du génie et des mathématiques. Par exemple, lors de l’année universitaire 2021-2022, elles représentaient 24 % des étudiants de niveau postsecondaire en architecture, en génie et en technologies connexes, et 27 % des étudiants de niveau postsecondaire en mathématiques, en informatique et en sciences de l’information.
L’écart salarial entre les sexes, ou la différence de revenus entre les hommes et les femmes, bien que moins important que l’écart observé au cours des dernières décennies, persiste et est particulièrement marqué dans le cas des femmes autochtones, des femmes immigrées et des femmes ayant des enfants.
Les femmes, en particulier les femmes autochtones, font face à des taux accrus de certains types de violence. Par exemple, en 2018, près de la moitié des femmes et des filles autochtones de plus de 15 ans ont déclaré avoir été victimes d’une agression sexuelle au cours de leur vie. Plus d’un tiers des femmes non autochtones ont déclaré la même chose. L’expérience de la violence peut nuire au sentiment de sécurité personnelle d’une personne et susciter un sentiment d’inconfort ou de peur. Beaucoup de victimes de comportements sexuels non désirés dans les lieux publics – comme des commentaires ou de l’attention de nature sexuelle – modifient leurs comportements après l’incident, notamment en évitant certains endroits et en changeant leurs habitudes.
Le gouvernement fédéral a mis en œuvre un certain nombre de mesures législatives visant à améliorer l’égalité des genres. Ainsi, la Loi sur l’équité salariale cherche à soutenir les progrès vers l’équité salariale en exigeant des employeurs qu’ils offrent un salaire égal pour un travail de valeur égale. Les modifications apportées au Code canadien du travail ont augmenté les prestations de congé de maternité, de congé parental et de congé de soignant, et ont également prévu un congé pour les victimes de violence familiale.
Parmi les autres mesures de soutien à l’égalité des genres prises par le gouvernement fédéral, mentionnons l’élaboration du Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe, qui vise à prévenir la violence fondée sur le sexe et à soutenir les victimes et les survivants; la décision de permettre aux personnes qui ne s’identifient ni comme femme ni comme homme de faire indiquer un « X » sur leurs documents de voyage; le lancement de la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat, qui soutient les femmes entrepreneures en leur octroyant du financement par capital de risque et des occasions de réseautage et de mentorat.
Lisez le texte intégral de l’Étude de la Colline : L’égalité des genres au Canada
Par Vanessa Preston et Miek van Gaalen, Bibliothèque du Parlement
Catégories :Affaires sociales et communautaires, Emploi et travail, Lois, justice et droits, Résumé