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L’infographie présente les difficultés que posent l’utilisation et la collecte de données sur les peuples autochtones, notamment :

  • La comparabilité des données : Les données obtenues ne permettent pas nécessairement la comparaison entre les Premières Nations, les Inuits et les Métis ou entre les Autochtones et les non-Autochtones étant donné qu’elles ne sont pas toujours recueillies selon les mêmes définitions ni les mêmes périodes. De plus, certaines personnes peuvent s’auto-identifier comme des Autochtones.
  • La coordination de la collecte et de l’échange de données : Les obstacles à la coordination de la collecte et de l’échange de données entre les administrations entraînent des incohérences dans l’évaluation des programmes et des services.
  • La participation : Les peuples et les communautés autochtones ne participent pas tous à la collecte de données.
  • La taille adéquate des échantillons : Il est difficile de désagréger les données recueillies dans les petites communautés et les régions éloignées dans le respect de la vie privée.
  • Les données désagrégées : On ne dispose pas toujours de données désagrégées qui permettent de comprendre l’expérience des Premières Nations, des Inuits, des Métis ou de groupes comme les personnes bispirituelles, lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, queers, intersexes ou ayant d’autres identités de sexe ou de genre (2ELGBTQI+).
  • L’accès aux données : Les données sont éparpillées dans différents ministères fédéraux et appartiennent au gouvernement du Canada, qui a le pouvoir d’utiliser, de détruire et de communiquer les données autochtones.
  • La pertinence : L’adaptation de la collecte de données aux besoins et aux priorités des peuples et des communautés autochtones pose des difficultés.
  • Les indicateurs de données : Il est possible que les indicateurs de données ne soient pas adaptés à la culture ou à la vision du monde des peuples et des communautés autochtones. Les données peuvent mettre l’accent sur les indicateurs fondés sur les déficits au lieu de porter sur les forces des peuples autochtones et de mesurer les progrès accomplis dans l’atteinte des objectifs souhaités. Certains soutiennent que le fait de mettre l’accent sur les déficits perpétue les stéréotypes négatifs.