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Au Canada, près d’une personne sur cinq qui a ses règles a connu la précarité menstruelle. En ce qui concerne la capacité à se procurer des produits menstruels, une personne menstruée sur quatre a dû choisir entre acheter de tels produits et d’autres produits de base au cours de la dernière année et une sur cinq craint d’être dans cette position au cours de la prochaine année. Quinze pour cent des personnes menstruées n’ont pas pu participer à des activités de la vie quotidienne parce qu’elles n’avaient pas les moyens de se payer des produits menstruels. La précarité menstruelle peut également découler d’un manque d’éducation et de sensibilisation aux réalités des règles. Près de la moitié de toute la population canadienne dit croire que les règles entravent la capacité de gérer ses émotions et affaiblissent physiquement les personnes menstruées. Une personne canadienne sur quatre croit que les règles sont sales et impures, tandis qu’une jeune personne canadienne sur quatre âgée de 13 à 21 ans ne sait pas pourquoi les gens ont des règles ni comment les gérer. Ce manque d’éducation et de sensibilisation peut entraîner des manifestations liées à la précarité menstruelle, notamment la honte, la peur et la stigmatisation. Les attentes sociétales et culturelles conduisent 36 % des personnes qui ont des règles à ressentir le besoin de cacher leurs règles et leurs produits menstruels au travail ou à l’école, et 21 % des personnes menstruées ressentant le besoin de le faire même à la maison. Les jeunes personnes menstruées âgées de 13 à 21 ans sont particulièrement vulnérables aux effets de ces émotions négatives. Une majorité de ces personnes déclare essayer de cacher ses règles aux autres ou mentir à propos de celles-ci, et près de la moitié des jeunes personnes menstruées déclarent faire l’objet de moqueries liées aux règles.