Résumé – Stratégies pour optimiser les dons et les greffes d’organes et de tissus

(Available in English: Executive Summary – Strategies to Optimize Organ and Tissue Donation and Transplantation)

Le taux de dons d’organes provenant de donneurs décédés du Canada est inférieur à celui des pays les plus performants à cet égard, mais il s’est amélioré au cours des dernières années. Bien que l’écart entre le nombre de Canadiens en attente d’une greffe et le nombre d’organes disponibles s’amenuise, le nombre de dons d’organes doit augmenter encore davantage pour répondre à la demande. Ainsi, il sera nécessaire, pour combler l’écart, de mettre en œuvre des initiatives et des stratégies afin d’optimiser l’approvisionnement en organes et en tissus destinés aux greffes, et améliorer le jumelage des organes disponibles et des personnes sur une liste d’attente. Il sera par ailleurs nécessaire de tenir compte des champs de compétence pertinents ainsi que des lois en vigueur. La plupart des stratégies décrites dans la présente étude générale ont été mises en œuvre dans des provinces et des territoires du Canada.

Les initiatives visant à améliorer le système de dons et de greffes d’organes comprennent les registres de donneurs d’organes et de tissus, les listes d’attente nationales des patients, ainsi que la collecte et l’entreposage du sang de cordon, lequel est riche en cellules souches. Une autre initiative qui pourrait contribuer à accroître le taux de donneurs décédés est l’adoption de régimes de consentement présumé, où l’on suppose d’emblée que toutes les personnes consentent à faire don de leurs organes à leur mort à moins qu’elles indiquent expressément le contraire de leur vivant. Au chapitre du consentement, un certain nombre d’administrations ont envisagé la mise en place d’un régime de déclaration obligatoire. Sous un tel régime, toutes les personnes sont tenues de déclarer si elles veulent ou non faire don de leurs organes, ce qui diffère d’une approche passive, où l’on offre aux particuliers un mécanisme leur permettant d’exprimer leur consentement au don, mais où on ne les oblige pas à manifester leur intention.

Le consentement au don ne présente que peu d’intérêt si les donneurs potentiels ne sont pas adéquatement identifiés et signalés à des spécialistes du don ayant reçu une formation spécialisée. Le signalement obligatoire, qui est l’obligation qu’a le personnel des hôpitaux d’identifier les donneurs potentiels et de les signaler aux responsables des programmes de dons, pourrait contribuer aux efforts d’amélioration. Pour qu’une telle mesure porte ses fruits, il faut former les coordonnateurs de dons d’organes à identifier les donneurs potentiels et les médecins spécialement formés en vue d’optimiser les pratiques en matière de dons.

Les campagnes de sensibilisation du public pourraient aussi contribuer à améliorer les taux de dons d’organes et de tissus provenant de donneurs décédés et de donneurs vivants. La Semaine nationale de sensibilisation au don d’organes et de tissus, organisée par la Société canadienne du sang et qui a lieu durant la dernière semaine complète du mois d’avril, est un exemple d’une telle campagne.

Enfin, un certain nombre d’initiatives ont été mises sur pied pour optimiser le jumelage des donneurs et des receveurs d’organes. Parmi celles-ci, mentionnons le Programme de don croisé de rein, la Liste d’attente nationale pour un organe et le Programme des patients hyperimmunisés.

Lisez le texte intégral de l’étude générale : Stratégies pour optimiser les dons et les greffes d’organes et de tissus

Auteure : Sonya Norris, Bibliothèque du Parlement